dimanche, juillet 09, 2006

Amnesty International continue d’être très préoccupée


fiston massamba fiston_massamba@yahoo.fr
CONFÉRENCE DE RABAT :
IL FAUT S’ATTAQUER AUX CAUSES, PAS AUX PERSONNES
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DU BUREAU EUROPÉEN D’AMNESTY INTERNATIONAL

Une politique à long terme, basée sur le respect des droits humains, est nécessaire de toute urgence pour résoudre la crise humanitaire provoquée par les migrations clandestines vers l’Europe, a déclaré Amnesty International avant la Conférence de Rabat sur la Migration et le Développement.

Lors d’une conférence de presse donnée ce vendredi 7 juillet à Madrid, l’organisation de défense des droits humains a présenté une série de préoccupations et de recommandations, comprenant entre autres les conclusions récentes d’une mission d’enquête aux îles Canaries. (Document disponible sur le site
http://www.amnesty-eu.org/

Amnesty International continue d’être très préoccupée par le manque de respect constaté pour les droits fondamentaux des migrants en Europe et en Afrique du Nord et par les obstacles auxquels sont confrontés les réfugiés en quête de protection.

« Les autorités espagnoles considèrent que la majorité des personnes arrivant aux îles Canaries sont des migrants économiques, rendant ainsi invisible la présence de possibles réfugiés", a déclaré Itziar Ruiz-Giménez, experte pour les questions relatives aux migrations à la section espagnole d’Amnesty International

« Des mécanismes appropriés doivent être mis en place afin d’identifier les personnes pour lesquelles un risque existe d’être renvoyées de force vers un pays où elles seraient en situation de danger », a –t-elle ajouté. L’organisation de défense des droits humains déplore également la violence à laquelle les migrants continuent d’être confrontés. La mort récemment de trois civils non armés à Melilla prouve que derrière les déclarations politiques de bonne foi et de souci humanitaire, l’objectif dominant reste d’empêcher les gens de passer presque à n’importe quel prix.

Hôte de la conférence, le Royaume du Maroc a une responsabilité spéciale ; c’est à lui de mener une enquête indépendante et approfondie sur la mort cette semaine de trois migrants à la frontière avec l’enclave espagnole de Melilla ; il doit également veiller à ce que des garanties suffisantes soient mises en place pour éviter un recours excessif à la force par les forces de sécurité chargées de la lutte contre l’immigration clandestine.
Amnesty International considère que pour la conférence atteigne son objectif auto-proclamé d’aller au-delà de la rhétorique et de poser les bases d’une véritable coopération, elle doit sérieusement s’attaquer aux causes qui incitent des personnes à fuir plutôt que de se préoccuper uniquement des moyens de les empêcher d’entrer en Europe.

« Les déclarations politiquement correctes générées par ce type d’évènements ne peuvent plus masquer le fossé séparant la politique d’immigration répressive de l’Europe et l’intérêt de l’Afrique qui a besoin de davantage d’aide au développement et de nouveaux canaux d’immigration dans un cadre légal ; ce qui aura d’inévitables conséquences en matière de droits humains », a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau de presse européen d’Amnesty International, lors de la conférence de presse de Madrid. « Les participants à la Conférence doivent relever le défi afin de sortir de l’impasse actuelle. L’Union européenne et les États membres doivent abandonner l’illusion selon laquelle il serait possible d’arrêter les gens par des contrôles encore plus durs et élaborer une politique d’immigration qui offre la perspective de solutions réelles, plaçant les droits fondamentaux des migrants et la protection des réfugiés au cœur du dispositif », a ajouté Dick Oosting.

Préoccupations d’Amnesty International aux frontières
sud de l’Espagne

Lors de leur mission d’enquête aux îles Canaries à la mi-juin, les représentants d’Amnesty International se sont rendus à Tenerife, pour évaluer la situation de milliers de personnes originaires d’Afrique sub-saharienne récemment arrivées sur l’île. « Amnesty International a noté qu’il n’y avait pas d’assistance juridique réelle et que les organisations spécialisées susceptibles d’apporter une aide juridique n’avaient pas accès aux personnes. L’organisation a également noté l’absence de services d’interprétation appropriés dans les différentes langues africaines", a déclaré Itziar Ruiz Giménez. « Le résultat est un sérieux manque d’information et de connaissance de la part des migrants concernant leur situation juridique et administrative, leur droit en matière de demande d’asile et ce que pourrait être leur prochaine destination », a-t-elle ajouté.

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